Premiers tours de roues sur la Carretera Austral

Nous repartons de Villa O’Higgins avec beaucoup d’excitation. Nous débutons enfin la tant réputée Carretera Austral parcourue par de nombreux cyclos voyageurs. Pour la petite histoire, cette route a été construite à l’initiative de Pinochet et achevée dans les années 90 pour désenclaver le sud du pays seulement relié par voies fluviales et aériennes. C’est pour nous l’occasion de remonter vers le nord le long de ses 1250 km !

Journée repos : mini rando au dessus du village de Villa O’Higgins

Nous partageons les 4 premiers jours avec Hélène et Damien, un couple originaire de Toulouse. Ils ont prévu de remonter jusqu’au Pérou et de jongler entre vélo et rando. La première portion est très sauvage avec une végétation impressionnante et une route qui longe de nombreux glaciers à quelques centaines de mètres seulement. C’est magnifique ! Ces paysages nous offrent de superbes spots de bivouac le long des rivières. Malheureusement, nous n’avons toujours pas eu l’occasion de manger à nouveau du poisson… En chemin, nous faisons un détour par Caleta Tortel, un petit village côtier en bord de fjord. Construit entièrement sur des passerelles en bois, nous profitons d’une belle matinée pour découvrir ce charmant village.

Ces premiers jours de route australe marquent le retour du soleil et de la chaleur. Les forêts luxuriantes laissent imaginer une météo exeptionnelle pour la région. Chanceux que nous sommes, nous avalons sans trop de difficulté les kilomètres de piste ou « ripio » pour le jargon local. En contrepartie, notre stock de crème solaire fond à la vitesse des glaciers et notre peau est déjà bien marquée. Les mains de Marine la faisant particulièrement souffrir, elle est obligée de porter des gants en permanence. Soleil et piste riment également avec nuage de poussière au passage des voitures, mais que nous préférons encore à la pluie et la boue ! Qui dit chaleur et verdure dit également moustiques, ils se montrent particulièrement gourmands et nous obligent à nous retirer dans notre tente une fois le soleil couché.

Attention nuage de poussière !

Après 220 km, nous atteignons Cochrane, première ville depuis notre départ de Villa O’Higgins. Parfait pour refaire le plein de nourriture et profiter d’une cantine locale avec Hélène et Damien avant de se dire aurevoir !

Nous reprenons la route en direction du village au doux nom de Puerto Rio Tranquilo. L’état du ripio s’est dégradé avec de nombreux passages de tôle ondulée, en mode tape-cul. Il faut préciser aussi que ce n’est pas tout plat, nous enchainons les bosses et le dénivelé s’accumule en fin de journée ! En chemin, nous faisons un arrêt pour observer la confluence du Rio Nef et du Rio Baker d’un bleu turquoise très intense. Nous rencontrons toujours autant de cyclistes sur la route. Un midi nous partageons la pause casse-croûte avec deux frangins belges de 18 balais, nous prenons un coup de vieux !

Au détour d’un virage, apparait le magnifique lago General Carrera, deuxième plus grand lac d’Amérique du sud après le Titicaca. Nous longeons ses rives jusqu’à atteindre Puerto Rio Tranquilo, dont la rue principale est assiégée par des backpackers qui font du stop, comme c’est le cas d’ailleurs dans les villes traversées. C’est le point de départ pour admirer en bâteau les cavernes de marbre, des formations rocheuses de plusieurs milliers d’année. Nous réservons l’excursion pour le lendemain auprès d’Alejandro qui nous invite alors à passer la soirée chez lui. Il habite une maison sans eau ni électricité et accueille des voyageurs du monde entier. Ce soir là, il régale une douzaine de convives de plusieurs pays : Argentine, Uruguay, Afrique du Sud et Québec !

6 commentaires sur “Premiers tours de roues sur la Carretera Austral

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  1. Que de pistes et de tôle ondulée … j’espère que les mains de Marine vont mieux !
    Avez vous pris le bac que l’on voit sur une photo ?
    Les paysages sont toujours aussi magnifiques : montagnes , torrents , lacs ; le village de Calela Tortel sur passerelle en bordure de fjord doit être un ancien village de pêcheurs .
    Pourquoi achetez vous de l’essence ? pour le réchaud ?
    J’ai admiré les grottes de marbres de Rio Tranquilo ; Alejandro vous a préparé un bon repas avec avocat et crudités …, bien arrosé de vin chilien j’imagine ; le vin est il cher ?
    Bien content que vous ayez retrouvé la route goudronnée , pour les mains , la poussière et pour diminuer la fatigue en roulant !
    Bonne continuation
    Au prochain épisode …
    Bisous

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  2. Youhou ça donne terriblement envie de vous rejoindre ! Vous avez eu plus de chance que nous pour la météo il y a 3 ans, c’est chouette !!
    Protégez vous bien du soleil et des moustiques 😉 Bon courage pour tes mains Marine, tu as raison de mettre des gants !

    On vous embrasse, continuez de nous faire rêver !
    Alix et Nans

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  3. Coucou ! Nous avons effectivement pris le bac pour traverser le Rio Bravo après notre départ de Villa O’Higgins. Sinon l’essence c’est bien pour faire fonctionner le réchaud, c’est plus simple à trouver que le gaz ! Quant au vin et au coût de la vie en général en Patagonie, c’est assez similaire à la France. Mais plus on va remonter, plus les prix vont baisser. En tout cas, on se régale bien, les paysages sont magnifiques et nous avons une super météo !
    Bises à tous

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  4. bonjour à tous les deux
    Merci pour les belles photos et commentaires nous voyageons avec vous sans fatigue ni soucis sur des routes que nous ne connaissons pas .
    les paysages sont extraordinaires et vos nombreuses rencontres sont autant de bons moments partager.
    Nous attendons la suite
    Bonne route
    BISES
    Danielle et Michel

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  5. Holà ! Super vos photos ! On a lu votre article avec plaisir et ça nous rappelle les bons moments de pedalage ensemble ! 😉 Et on se retrouve aussi dans la suite de votre parcours : la tôle ondulée, les travaux, le retour de la route goudronnée … Bonne route, on continue à vous suivre !

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  6. J’ai eu plaisir à voir votre frimousse. A en croire votre sourire, tout se passe bien et vous avez l’air en grande forme…? Bon courage pour la suite et continuez de nous envoyer ces magnifiques paysages qui me font rêver.. je vous embrasse (ici la météo des neiges suit le dérèglement climatique et on ne s’embrasse plus à cause du coronavirus!). A plus. Pat

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