Nous vous avions laissé un jour de pluie, nous vous retrouvons également un jour de pluie. Rassurez-vous, nous avons eu que du ciel bleu entre les deux !
Le dernier article avait été publié à Villa Santa Lucia, depuis un café où nous nous étions réfugiés alors que ce n’était pas une météo à mettre un cycliste dehors. Ce jour-là, un groupe de trois autres cyclos français ont la même idée. Nous papotons autour d’un bon chocolat chaud et décidons finalement de louer ensemble « una cabaña » (un petit appartement) afin de passer la nuit au sec. Nous partageons une belle soirée autour d’un délicieux repas : œufs brouillés, pommes de terre sautées (façon mémé chou) et crêpes dulce de leche et confiture de mûres. C’était également notre premier dodo dans un vrai lit depuis le départ !

Après une nuit salvatrice, nous quittons la Carretera sous le soleil pour la vallée de Futaleufú en direction de l’Argentine. L’asphalte laisse place à une piste en relativement bon état jusqu’à la frontière. La traversée du parc de Futaleufú est très belle : grands lacs, rivières aux eaux limpides et de jolies montagnes en toile de fond. C’est un haut lieu des sports d’eau vive et notamment de rafting. Nous n’avons cependant pas tenté l’aventure, préférant observer les rapides depuis la terre ferme.










Le passage en Argentine marque une nette dégradation du ripio : plus de pierres et de la tôle ondulée. Bien secoués, nous finirons la journée au camping de Trevelín où nous retrouvons avec surprise Jan, un cyclo-voyageur néerlandais d’une quarantaine d’années. Nous nous étions rencontrés 1000km plus tôt lors de la laborieuse traversée de la frontière Argentine-Chili.

Nous roulons ensemble les trois jours suivants à travers le parc de « los Alerces » qui sont une essence d’arbres très ancienne. En réalité, nous en verrons un seul, vieux de 300 ans et peu impressionnant. Cependant, les paysages sont somptueux entre lacs et montagnes. Nous profitons aussi de chouettes bivouacs avec un accès à des plages en bordure de lac.












Le matériel montre des premiers signes de fatigue. A cause des vibrations sur la piste, une vis de l’une des sacoches de Fabien s’est fait la belle. Le problème est rapidement résolu.

Nous retrouvons bientôt le bitume de la fameuse route 40. Les villes sont moins espacées, la circulation est plus dense. Pour nous, plus de stress sur la route notamment avec les camions mais la logistique est plus facile avec de nombreux magasins peu éloignés les uns des autres. Au cours d’une pause glace, 3 délicieuses boules chacun, nous nous tenons informés des dernières nouvelles concernant le Coronavirus. Nous regardons presque en direct l’allocution de notre président, la situation semble se compliquer en France… Ici, il y a encore peu de cas mais les médias ne parlent que de cela. De premières mesures sont prises, les français ne sont plus les bienvenus en Argentine et au Pérou. A priori, comme nous sommes arrivés avant les premiers cas en France, nous ne devrions pas être inquiétés aux frontières. Nous allons suivre la situation de près pour essayer de planifier au mieux les mois à venir.

Nous faisons une halte à El Bolsón où nous passons la nuit dans un camping. Au réveil, nous découvrons que notre sacoche de provisions a été visitée pendant la nuit. Du pain et du fromage, un yaourt et un demi-paquet de pâtes ont disparu… ainsi qu’un caleçon de Fabien ! Embêtée, la propriétaire du camping nous explique que le chien du voisin a fait des siennes. Après ce contretemps, nous reprenons la route un peu tard et la pluie nous rattrape à peine sortis de la ville ! Nous pédalons deux bonnes heures et finalement une pancarte indiquant un hôtel au milieu de nulle part nous dissuade de persister.




Après la pluie, le beau temps. Nous avons mis le réveil ce matin (chose assez rare pour nous) afin de parcourir la centaine de bornes nous séparant de San Carlos de Bariloche. Une longue montée avec un trafic encore assez dense laisse ensuite place à une jolie route longeant une succession de lacs.




Nous arrivons en périphérie de Bariloche en fin d’après-midi, cette ville est bien plus grande que nous l’imaginions. Nous prenons une chambre dans un hôtel du centre-ville (que de luxe ces derniers jours) et partons arpenter les rues piétonnes. Surnommée la Suisse argentine, la place centrale est bordée d’édifices en bois rappelant l’architecture alpine et la rue principale compte un nombre impressionnant de magasins de sport et de chocolatiers. Il est même possible de poser avec des Saint-Bernard, sans doute exotique pour les argentins ! Nous préférons plutôt déguster un succulent « bife de chorizo », une demi-portion chacun de 250g tout de même. Pourtant peu amatrice de viande, Marine s’est régalée !







Edit : nous avons retrouvé le caleçon de Fabien, le clébard s’en est tenu à ce qui était comestible (quoique des pâtes crues…)

Je me demandais si le chien avait mis le caleçon …
Apparemment c’est plutôt les sacoches de Fabien qui ne sont pas bien rangées !
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Il a jamais été très doué pour le rangement mais mettre un caleçon au milieu de la nourriture …. Champion
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Les paysages ont l’air incroyables et me font rêver !
Fabien aura raté une année scolaire mémorable, entre grève, mise en place tumultueuse de la réforme du bac et fermeture des établissements scolaires ! Enfin, je me serai bien passé d’expérimenter l’enseignement à distance. ^^
Profitez bien de la suite de votre périple.
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On profite avec délices de votre grand air car ici avec le confinement (qui, semble-t-il, va devenir obligatoire) ça sent le renfermé ! Les français … pire que des gosses pour se discipliner collectivement !
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Merci pour ces belles photos… vous allez sans doutes avoir plus de lecteurs ces prochains jours… en soif d’aventures !!
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Excellent, c’est juste du bonheur de lire et voir de vos nouvelles… merci pour tout cela ! On a plus qu’en jamais besoin de voyager de cette façon en ce moment. De gros bisous !
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Très belle photos! Continuez ainsi, c’est la classe votre voyage!! 😉
Grosses bises, profitez bien!
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